Cécité et malvoyances

Introduction

Beaucoup de personnes confondent non-voyance (ou cécité) et malvoyance. Or, il s’agit de réalités différentes.

Image de l'oeil

On considère qu’en Belgique et dans les pays industrialisés, il y a 1 personne sur 1000 qui est aveugle et 1 personne sur 100 qui est malvoyante (ces chiffres sont des estimations). Ces estimations sont beaucoup plus importantes dans les pays en voie de développement.
A la différence de ce que l’on observe dans les pays en voie de développement, la cécité est en net recul dans les pays industrialisés: on peut expliquer ce phénomène par les progrès de la médecine (dépistage, médication, chirurgie) mais aussi par l’amélioration de notre alimentation, plus équilibrée et moins carencée en vitamine A et par l’absence de conflits.

Si la cécité diminue, par contre, les malvoyances augmentent par le vieillissement de la population.

L’amalgame entre les aveugles et malvoyants est préjudiciable aux premiers comme aux seconds car les comportements, les problèmes et les besoins sont nettement différents voire opposés.

Point de vue technique : on définit le degré de vision d’une personne selon 2 paramètres principaux :

  • l’acuité visuelle : permet de distinguer les détails, les formes et les couleurs. Elle est importante pour la lecture ou la reconnaissance des traits du visage.
    Pour évaluer la vue d’une personne, on utilise des échelles d’optométrie, elle se chiffre en dixièmes.
  • le champ visuel : c’est l’angle de vue de la personne, on l’appelle également la perception périphérique. Elle permet la vision des mouvements et de la pénombre.
    Le champ visuel est idéalement de 180 degrés.

La cécité

Une personne aveugle présente une acuité visuelle inférieure ou égale à 1/20 ème ou un champ visuel limité à 10 degrés ou moins.
Les normes de reconnaissance ne sont pas les mêmes dans tous les pays.
La plupart des personnes affectées de cécité conservent une vue résiduelle : certaines personnes perçoivent encore des ombres ou encore la lumière, qu’elle soit naturelle ou artificielle.

Les malvoyances

Les malvoyances peuvent également constituer un handicap social lourd car elles sont peu connues du grand public qui identifie « voir » et « ne pas voir » mais pas « mal voir ». Cette absence de reconnaissance peut entraîner de nombreuses méprises et les personnes malvoyantes sont régulièrement rabrouées, voire taxées de « tricheuses ». Par ailleurs, de nombreuses personnes malvoyantes ne souhaitent pas être identifiées comme étant handicapées, pour la lourdeur du jugement que cela implique (les personnes déficientes sensorielles ou physiques sont souvent considérées comme déficientes mentales voire « anormales »).

La malvoyance est complexe, il n'y a pas deux visions identiques : certaines personnes parviennent à lire mais utilisent une canne blanche pour se déplacer. D'autres utilisent une aide optique pour avoir accès à l’information mais se déplacent de manière autonome.

Porter des lunettes signifie-t-il que l’on est malvoyant ? Non, à partir du moment où la vision peut être suffisamment corrigée par des verres ou des lentilles, ce problème n’est pas reconnu en tant que handicap. De l’autre côté, les personnes malvoyantes utilisent parfois des lunettes qui servent à améliorer leur résidu visuel mais qui ne corrigent pas leur malvoyance.

Une personne malvoyante a une acuité visuelle égale ou inférieure à 3/10èmes ou a un champ visuel limité à 20 degrés.

Différents types de mylvoyance

Aucune malvoyance n'est identique à une autre : elles sont toutes différentes.

1. Perte de vision centrale :
La Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age (DMLA), ...

2. Perte de vision périphérique :
Le glaucome et la rétinite pigmentaire

3. La vision floue :
Cataracte et myopie aigue (moins de 3/10 èmes)

4. La vision avec taches :
La rétinopathie diabétique, la cornée endommagée